La menace nucléaire 70 ans après Hiroshima et Nagasaki

Nous entamons une série de conférences pour aborder la question de la menace nucléaire 70 ans après Hiroshima et Nagasaki,
avec une conférence de Ghyslain Lévy  :

PROMÉTHÉE SE DÉCHAÎNE
Entre savoir technologique et pouvoir de mort

Jeudi 20 novembre 2014 à 20h00
à l’Hôtel Mercure Paris-Porte de Pantin

Présentation :

70 ans après Hiroshima et Nagasaki, où en sommes-nous ?
Hiroshima puis Nagasaki : Deux villes japonaises contre lesquelles une machine de guerre d’une puissance jamais imaginée s’est déchaînée les 6 et 9 août 1945.
Dès le 8 août, Albert Camus, éditorialiste au journal Combat juste sorti de la Résistance alertait le monde : Le temps est venu, disait-il à propos de la performance technique de la bombe atomique,  de ‘‘choisir définitivement entre l’enfer et la raison’’.
Les inventeurs de la bombe eux-mêmes alertaient également : Einstein, Oppenheimer et le prix Nobel  français, Frédéric Joliot-Curie. Ce dernier écrivait en 1957, c’est-à-dire après que furent mises à l’essai en atmosphère des super bombes atomiques, véritables empoisonneuses de la terre : ‘‘Il serait fou de vouloir enchaîner Prométhée, il nous faut au contraire appliquer l’esprit scientifique pour trouver des solutions  aux difficiles problèmes de notre existence. Par les merveilleuses techniques qu’elle a fait naître, la science peut rendre l’existence heureuse’’.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Le nombre des bombes atomiques, après avoir atteint des sommets, a diminué, notamment grâce au Traité sur la non-prolifération qui prévoit leur élimination totale. Il est à noter que la France a signé ce traité comme la quasi-totalité des États du monde. Mais la puissance prête à être mise à feu reste considérable et plus que suffisante pour accomplir à la perfection son œuvre mortifère.

Ghyslain Lévy, psychiatre et psychanalyste, écrivain, fait partie de celles et ceux qui questionnent cette réalité concrète et ainsi la notion même de progrès technique. Il a croisé le chemin de porteurs de la mémoire des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, les Hibakushas. Il a rencontré la pensée de philosophes contemporains de cette époque d’apocalypse tels que  Adorno, Edgar Morin, Günther Anders, Hannah Arendt  et tant d’autres.

Nous attirons l’attention sur ses deux derniers ouvrages :

L'ivresse du pire (2010), éditions Campagne Première
"Hiroshima est-elle pensable ? Il s'agit ici d'explorer ce qui reste d¹Hiroshima, un franchissement inédit qui est venu inaugurer notre ère nucléaire contemporaine, avec ce geste unique par lequel l¹homme peut désormais éradiquer l¹ensemble des hommes. Nous n¹avons pas, jusqu¹à présent, mesuré à sa juste hauteur, l¹importance d¹un tel acte inaugural. Dans ce livre on s¹interrogera sur la cruauté et la terreur contemporaines, afin de penser « le principe Hiroshima / Nagazaki », et ses effets sur nos vies et notre réalité au quotidien, ainsi que sur la place que peut y tenir cette possibilité d¹une auto-destruction de l¹espèce humaine."

 Le don de l'ombre (2014), éditions Campagne Première
"Aujourd'hui tout doit être transparent, sans secret, sans ombre, tout doit être dévoilé, tout doit être montré, exhibé. Le règne de l'obscène domine, qui va de la saturation des images qui prétendent ne rien cacher, à une langue technique qui prétend tout dire. Plus de confidentialité, tout doit être "communiqué". Ce livre va à rebours de ces supposées évidences pour dire l'urgence de donner de l'ombre à notre monde.
Il tente de répondre à la question posée : Où en sommes-nous aujourd’hui ? Où en sommes-nous 70 ans après Hiroshima et Nagasaki ? et un quart de siècle après la fin de la guerre froide  qui fût prétexte à une course aux armements suicidaire, économiquement insupportable? Où en sont ces machines à exterminer totalement  haïssables ? Elles atteignent sans doute à la perfection dans la course actuelle à la performance, à la standardisation et à des formes d’automatisation qui dévaluent l’humain dans l’homme ?
Ghyslain Lévy répond à sa façon à ces questions, sans concessions aux idéologies, ni à quelques facilités mères de la paresse chérie des penseurs, faiseurs d’opinion et autres grands clercs  à la mode."

 


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Prométhée se déchaîne

Prométhée se déchaîne

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