L’Europe, obstacle ou opportunité ? Saison 2018-2019

La gauche et l'Europe

Séminaire organisé par la Fondation Copernic, la Fondation Gabriel Péri, l'Institut Tribune Socialiste, la Fondation de l’Écologie politique, la Fondation Pour un Autre Monde et Espaces Marx.

            

Le mercredi 27 mars 2019, à 18h30

Espace Le Maltais rouge
40 rue de Malte – 75011 Paris
métro République

Plan d'accès

La gauche et l'Europe

Le terme de gauche recouvre en Europe une réalité tout aussi complexe qu'en France. Historiquement, la social-démocratie a été, avec les chrétiens-démocrates, à l'origine de la construction européenne actuelle et de ses évolutions, du traité de Rome et de l'Europe des Six jusqu'à la dérive néolibérale de ces dernières années. Pendant longtemps, ces deux courants ont été les seuls à s’organiser véritablement au niveau européen, selon diverses modalités.

La gauche dite « radicale » est en revanche plus composite. Elle rassemble en effet des partis qui, après avoir pendant longtemps refusé la construction européenne, en contestent aujourd'hui les orientations en préconisant une « autre Europe » et des partis, notamment dans les pays scandinaves, ayant milité contre l'adhésion de leurs pays à l'Union européenne et continuant avec plus ou moins de constance à la refuser. Logiquement, certains de ces partis ont davantage hésité et continuent à hésiter à s’organiser au niveau européen. De leur côté, les Verts, apparus plus tardivement dans l'espace politique, ont d'emblée opté pour une organisation plus forte au niveau européen et restent les seuls à se présenter aux élections européennes sur une base commune à tous les pays.

Enfin, le retour sur la scène politique de forces nationalistes et rétrogrades, accédant de plus en plus aux responsabilités gouvernementale nationales, s'est appuyé sur la contestation de plus en plus forte de l'Europe actuelle. Ce qui a profondément changé les rapports de force au niveau national, au détriment principalement mais pas seulement des conservateurs ou des coalitions qu'ils dirigent.

Quelle est aujourd’hui, à quelques semaines des élections européennes, la situation de la gauche dans les divers pays européens ? Quelles sont les alliances en cours de constitution ? Quelle est la tendance, s'il en existe une, des sondages d'opinion ? Quelles sont les perspectives pour une conception « de gauche » de l'Union européenne, par ailleurs déstabilisée par le Brexit ?

Avec

  • Didier Georgakakis, professeur de science politique au département de science politique de l’Université Paris I – Panthéon-Sorbonne et professeur visitant au Collège d’Europe de Bruges.
  • et (sous réserve) Guillaume Sacriste, maître de conférences à l’Université Paris-I Sorbonne CESSP (centre européen de sociologie et de science politique)

             Débat animé par Anne Le Huerou, maîtresse de conférences à l'Université Paris Nanterre ; Assemblée européenne des citoyens AEC/IPAM.

Entrée libre sous réserve des places disponibles.
Inscription par mail (précisant l’objet et la date du séminaire) : inscription@gabrielperi.fr

Contact : Tania Remond tania@gabrielperi.fr 01 41 83 88 47


La cinquième séance du mercredi 20 février 2019:

URGENCE CLIMAT !

En 2015, l’Accord de Paris avait suscité l’espoir d’un véritable démarrage des politiques climatiques de dimension internationale, même s’il y avait encore de bonnes raisons de se garder d’un excès de confiance. Il avait été accompagné pour la première fois en France d’une mobilisation populaire, notamment de jeunes, sortant des mobilisations politiques traditionnelles.

Trois ans après, les paradoxes s’accumulent. D’un côté, le retrait des Etats-Unis s’ajoute aux trahisons grandes et petites des pays industrialisés, dont la France. Conséquence : alors que l’objectif minimal aurait été de limiter le réchauffement à la fin du siècle à +2°, c’est plutôt vers +3° que l’on s’achemine.

A l’opposé, le dernier rapport « spécial » du GIEC révèle l’ampleur du différentiel de risques encourus en tous genres de ce fait. Il n’hésite pas à déborder sur le champ politique en recommandant des transitions systémiques incluant par exemple, dans leurs objectifs, non seulement la lutte contre la pauvreté, mais aussi la réduction des inégalités. Il met en outre l’accent sur les conséquences incalculables qui résulteraient d’un dépassement de la cible. De nombreux scientifiques dénoncent le risque de « basculement systémique » non datable car sans précédent historique, qui exige d’autant plus d’exclure tout retard dans l’exécution du scénario à +1,5 °.

Ces changements du paradigme du climat posent de façon encore plus aigüe les questions de renouvellement des politiques nationales. Il s’agit d’ouvrir un débat de société. Deux faits récents peuvent nous y encourager : le succès de la pétition « L’affaire du siècle » qui a dépassé les 2 millions de signatures ; la manière dont le mouvement des gilets jaunes a évité de tomber dans le climato- négationnisme malgré son déclenchement dû à une politique aussi technocratique qu'imbécile.  

Avec:

  • Maxime Combes, économiste, militant d’Attac France, où il suit les grands enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et mondiaux. Voir une vidéo de l'intervention
  • Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherche au CEA et co-présidente du groupe nᵒ 1 du GIEC. Voir une vidéo de l'intervention

Débat animé par Benoit Monange, directeur de la Fondation de l'Ecologie politique. Voir une vidéo de la présentation

 


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