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La Lettre de la fondation Gabriel Péri

N° 40 - février 2012

 

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Agenda

Le Cameroun, de la sale guerre à nos jours : quelles perspectives pour une reconquête des libertés et une indépendance réelle

Mardi 7 février 2012
18h30 - 20h30

Projection du film de Frank Garbely « Mort à Genève : l’empoisonnement de Félix Moumié ».

La projection sera suivie d'un débat avec
Frank Garbely, réalisateur,
Augusta Epanya, membre de la direction de l’Union des populations du Cameroun (UPC) en France, auteur avec Jean Chatain et Albert Moutoudou, de L’Indépendance piégée (Éditions L’Harmattan, 2011),
Manuel Domergue, journaliste à Alternatives économiques, porte-parole du collectif Jeudi Noir, auteur avec Thomas Deltombe et Jacob Tatsitsa, de Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971) (Éditions La Découverte, 2011).

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Le tirage au sort et l’assemblée constituante : remèdes à la crise de la démocratie représentative ?

Mercredi 15 février 2012
18h30 à 20h30

Séance du séminaire Mondialisation, territoires et citoyenneté, avec Etienne Chouard, enseignant en économie et en droit.

Débat animé par Jean-Claude Mairal, président du CIDEFE, élu, administrateur de la fondation Gabriel Péri.

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Nouveau sur le site

Les nouveautés sur le site de la Fondation

Libéralisme, altermondialisme, luttes sociales et territoires

Les textes et vidéos des interventions de Bernard Vasseur et Pierre Zarka sont en ligne.

De 2009 à 2011 : la gauche social-démocrate entre les marchés et les peuples

Une introduction qui actualise la note de Daniel Cirera sur la crise de la social-démocratie européenne, à l’occasion de la parution de sa traduction allemande par la Fondation Rosa Luxemburg.

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Bâtir maintenant l’autre économie ; pour des voies justes

Réaction et commentaire de Maurice Décaillot à propos de la note de Toni Andréani, Entre public et privé, vers un nouveau secteur socialisé, éditée par la fondation Gabriel Péri.

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Amérique latine : unité régionale pour une nouvelle indépendance ?

Chronique de Thomas Posado, collaborateur de la revue Recherches Internationales.

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Le 17 octobre 1961, 50 ans après : la nécessaire reconnaissance

La Fondation était partenaire du Colloque international organisé par l’association Au nom de la mémoire et la Ligue des droits de l’Homme, le 17 octobre 2011 à l’assemblée nationale.

Voir la vidéo du colloque >>

Publications

La révolution de notre temps

Il existe plusieurs explications des changements affectant en profondeur le capitalisme contemporain. Les marxistes ne sont pas en reste dans cette élaboration explicative et ils le font dans la diversité.

L’auteur consacre la première partie de cette note à présenter les plus importantes de ces théories, marxistes ou non. Il montre que l’on y retrouve quasiment toujours les même facteurs, savoir la science, la connaissance, la formation, l’information, les nouvelles technologies, les services, bien qu’avec des pondérations différentes. L’originalité de son propos est d’indiquer que l’on ne peut théoriser les facteurs de changement des sociétés et des systèmes dans le monde sans intégrer les principaux pays du monde, développés ou en voie de développement, dans ces explications.

La deuxième partie de sa note est consacrée à l’exposé un peu plus fourni de sa propre explication des phénomènes. Elle intègre la révolution informationnelle dans une explication plus générale qui est celle de la prédominance aujourd’hui de la production non matérielle sur la production matérielle. Elle met en lumière en quoi ces changements concernent le travail, un aspect qui échappe à bien des théories, centrées sur l’emploi. Elle conduit à souligner les évolutions sociologiques qui les accompagnent. Finalement l’auteur se demande en quoi ces éléments de transformation structurelle stimulent la socialisation des économies, tant au plan intérieur que sur le marché mondial, et favorisent la lutte pour le socialisme.

Jean-Claude Delaunay est professeur honoraire des Universités en sciences économiques. Après avoir étudié les systèmes de Comptabilité sociale, il s’est tourné vers l’observation et l’interprétation des activités de service, dont le développement, perçu à travers la théorie de Marx, lui posait problème. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur l’économie des services, qui constitue son thème de recherche principal. Ce faisant, il a été conduit à analyser l’évolution contemporaine du capitalisme financier mondialisé. Il a acquis une expérience internationale en séjournant et en enseignant dans divers pays.

Il a notamment été invité comme Senior Research fellow par l’Université Johns Hopkins, Maryland, Etats-Unis. Le plus récent ouvrage auquel il a contribué, Lire le Capitalisme contemporain, Essai sur la Société du XXIe siècle (2007) a été écrit en collaboration avec Quynh Delaunay. Jean-Claude Delaunay est membre du Conseil Scientifique de la Fondation Gabriel Péri.

84 pages, 4€, ISBN : 2-916374-48-2

Prix : 4€

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La Pensée N° 368 - Dossier Esclavages et sujétions

L’étude de l’esclavage est moins simple qu’il n’y paraît. Si l’on veut comprendre les formes de sujétions et leurs légitimations, il faut les étudier sur la durée, montre Jacques Annequin. Loin d’un « modèle économique » lié à un contexte économique ou historique, l’esclavage est d’abord une construction sociale nous dira Alessandro Stella. D’autre part, Olivier Grenouilleau, en le comparant à d’autres modes d’exploitation, met en lumière la nature polymorphe de l’esclavage. D’autant que, comme le souligne Christiane Rafidinarivo, la distinction d’avec le travail « libre » est, par bien des aspects, plutôt floue.

Selon les âges et les lieux, l’esclavage prend des formes diverses. Alessandro Stanziani étudie le « deuxième servage » en Russie, Fabio Viti révèle la persistance, longtemps après l’abolition en Afrique, des rapports de dépendance personnelle, en partie responsables de l’échec du salariat sur le continent.

Rapports qui s’exportent, comme le montre Roger Botte à propos de l’immigration soninkée, ou se traduisent par une économie informelle analysée par Alain Morice. Au Brésil, Neide Asterci et Ricardo Rezende Figueira dévoilent différentes formes de travail non libre pour dettes impayées qui subsistent encore aujourd’hui. Pourtant, d’autres choix que l’esclavage ont pu être retenus. Pour preuve l’exemple de l’Égypte pharaonique exposé par Bernadette Menu.

Prix : 19€

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