Mythes et réalités du « modèle » allemand

Conférence du 28 février 2012 organisée avec la Fondation Rosa Luxemburg (Allemagne) avec Thomas Händel, député européen, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales.

Avec la participation de Frédéric Imbrecht, dirigeant national de la CGT, en charge des questions européennes.


Compte-rendu

Thomas Händel, député au parlement européen, syndicaliste depuis 25 ans à l’IG Metal, témoin politique de la coalition d’Helmut Khôl et de la coalition rouge-vert de Gerhard Schröder, fut parmi les premiers à contester la vague de réformes lancée avec l’agenda 2010 et les lois Hartz , par le prédécesseur de Angela Merkel dès 2003. Ouvrant la voie à la précarisation du monde du travail, elle fut, pour ses raisons, une des causes de la création du parti de gauche Die linke.

Le « modèle » allemand est désormais promu au niveau européen et notamment au Parlement, pour sa compétitivité et sa politique de l’emploi qui a permis d’endiguer le chômage, dans un contexte de crise économique en Europe et de très faible perspective de relance. Face à ce qui apparait de plus en plus comme une légende en construction, la gauche doit affuter ses arguments car ce que propose le couple Sarkozy-Merkel en vantant les mérites de ce « modèle », a abouti en Allemagne à la destruction du travail.

Précarité contre compétitivité : l’Allemagne n’est pas un « modèle »

Les capitaux internationaux opèrent en Allemagne sous les conditions et avec les aides nationales qui ont certes renforcé la compétitivité, mais à un prix élevé pour la population allemande et le reste de l’Europe. La Grèce en est la première victime depuis ces 12 dernières années.

Cette compétitivité se gagne au prix de niveaux de salaires par pièce produite qui n’ont jamais été si bas depuis 1955. L’entreprise allemande Bosh a grâce à ces mesures, un avantage de prix de 19% par rapport à un site de production grec.

L’Organisation mondiale du travail (OIT) vante le « modèle » de la politique allemande de l’emploi dans une brochure éditée récemment qui explique comment grâce à elle, l’Allemagne a pu préserver 3 millions d’emplois et ainsi dépassé « brillamment » la crise.

Le chômage partiel et la réduction du temps de travail ont été les outils de cette politique. Le nombre de personnes en chômage partiel non volontaire a ainsi augmenté de 4,5 millions, et s’est accompagné d’un abaissement massif des rémunérations.

600 000 employés ne sont plus saisis dans les statistiques parce qu’ils travaillent quelques heures par semaine ou qu’ils ont plus de 56 ans. Les chiffres réels sont ainsi embellis masquant la situation des seniors et de tous ceux qui ne travaillent que pour quelques centaines d’euros par mois.

Une forte pression s’exerce sur les salaires. L’employeur qui profite de l’avantage compétitif a tous les droits. Les répercussions sur le marché à l’export sont positives mais négatives sur le marché intérieur où la demande s’effondre. Apres la crise, un tiers des salariés travaille pour moins de 12 euros de l’heure, alors qu’ils étaient moins de 20% avant 2008. En outre, le recours à des intérimaires complique le travail syndical.

On compte 7,3 millions de mini-jobs pour 41 millions de salariés (1,3 millions de plus qu’en 2003). Ces emplois ne permettent pas de vivre correctement et de préparer sa retraite dans de bonnes conditions. Ils poussent vers la marginalisation un nombre de plus en plus grand de retraités, de familles et de jeunes. 50% des moins de trente ans n’ont pas de CDI. Parallèlement, les jeunes managers, notamment dans les entreprises qui dépendent de la finance ou de hedge found mettent en œuvre un management dont ils ne connaissent pas les conséquences négatives pour les salariés, tant sur le plan humain que matériel.

70% des travailleurs sont précaires, en majorité à l’ouest. On observe un clivage grandissant dans la société entre précaires et non précaires. Le tiers des salariés en contrat stable développe des angoisses liées à la précarisation rampante du salariat. Les employés sont freinés dans leur ascension professionnelle et les possibilités de formation se réduisent. Ce que l’on présente comme modèle est donc bien au contraire une réalité effrayante.

Dans le bas Wurtemberg, bastion de l’industrie automobile, le nombre de précaires passe à 80%.Les salariés sont prêts à tout pour ne pas tomber dans la catégorie Hartz 4 qui pose des conditions drastiques au versement des allocations chômage (réduites après 12 mois de chômage ; pas de versement tant que le demandeur dispose d’une épargne).

Les droits syndicaux et la négociation en ligne de mire

Les employeurs veulent sortir des conventions collectives pour négocier directement avec les employés des salaires à 5, 6 ou 7 euros. Les salariés sont mis en concurrence y compris au niveau national, au sein de l’Allemagne-même.

Dans ce contexte de compétitivité, si un employeur ne peut pas renégocier les salaires avec les employés, il délocalise. Devant la menace d’un départ en Autriche, les salariés d’une entreprise allemande ont finalement accepté une baisse du salaire horaire pour conserver leur travail.

Hartz 4 s‘est donc aussi attaqué aux droits syndicaux, comme le préconisait Wolfgang Thierse, très influent auprès de G. Schröder, pour empêcher toute contestation de ce qu’ils ont nommé la politique de « modernisation » du système industriel. Dix ans après, les sociaux-démocrates portent un regard critique sur leurs propres réformes en raison de leurs conséquences négatives.

La DGB n’a pas suffisamment pris la mesure de cette dimension de la réforme, ce qui lui a fait perdre 4 millions d’adhérents. Elle a commis l’erreur d’avoir accepté les négociations entreprise par entreprise et non plus branche par branche, ce qui a permis au patronat de prendre de la distance à l’égard de la législation qui le contraignait à s’engager auprès des salariés.

Dans les grandes entreprises, les syndicats encore puissants maintiennent un bon niveau de résistance, mais le secteur public est sous pression.

Ce « modèle » devrait selon le couple Sarkozy-Merkel devenir un standard pour le travail et l’emploi en Europe, conformément aux dispositions prises par le Traité de Lisbonne et défendues par la commission européenne depuis 2 ans. Les directives visent à s’approvisionner avec une main d’œuvre de saisonniers et d’intérimaires y compris pour des entreprises qui sécurisaient l’emploi.

Il existe en outre un consensus tacite en Europe pour limiter les possibilités de protestation des salariés, à qui l’on assure un minimum vital sans leur permettre de fonder les mêmes projets qu’il y a 30 ans. On assiste ainsi à un accroissement des inégalités entre ceux qui s enrichissent et ceux qui s’appauvrissent par le travail.

L’attention se concentre sur les questions liées à la crise financière. Mais à l’ombre de ces enjeux, il faut s’intéresser aux répercussions graves sur le travail. Les syndicats doivent investir davantage ce terrain pour donner une perspective aux populations.

Frédéric Imbrecht, dirigeant national de la CGT, chargé des questions européennes, souligne que ce qui est remis en cause depuis 2000, dans le système particulier de la cogestion allemande, est le droit égal des représentants des salariés et des employeurs dans l’entreprise.

L’Allemagne a deux visages : une haute compétitivité dans les secteurs à forte valeur ajoutée (industrie manufacturière, automobile, électronique, machine outil, etc.) avec des syndicats puissants qui utilisent les lois allemandes contre les licenciements et les possibilités de formation pour protéger les salariés –ces lois sont bien plus consistantes qu’en France. L’autre face est celle d’un développement sans précédent de la pauvreté du salariat, dans un mouvement dialectique qui doit être contrecarré.

Le modèle allemand succède désormais au modèle japonais des années 80, irlandais, espagnol, etc. pour justifier la baisse du coût du travail et la marginalisation des « corps intermédiaires », les syndicats. La crise est utilisée pour balayer plusieurs siècles de luttes syndicales et de droits durement conquis.

L’Europe ne parvient pas à coordonner les politiques et opte pour des choix qui éloignent les pays de la reprise économique comme c’est le cas pour la Grèce. Pourtant, l’Europe est un cas unique dans le monde du point de vue du maillage syndical et de la protection sociale, qui deviennent le cœur des enjeux.

A travers la promotion du « modèle » allemand, c’est le « modèle » anglo-saxon qui est imposé. Le besoin de démystifier la réalité allemande en montrant les conséquences sociales du modèle, c’est aussi celui d’y voir clair sur les intentions réelles en Europe. Malgré tout, il ne faut pas négliger les aspects positifs de la société allemande, où le capitalisme industriel a su tirer profit d’un rôle fort de l’Etat et des länder notamment pour investir dans la recherche.

En France, le capitalisme plus financier opère une fuite en avant sur le coût du travail, alors que ce n’est pas une assurance automatique de compétitivité. Si tous les pays faisaient de l’exportation l’Alpha et l’Omega de leur politique industrielle, il faudrait une deuxième planète.

L’enjeu central est la construction européenne

L’enjeu central est la construction européenne : quelle politique sociale, fiscale et commerciale définir pour affronter la mondialisation ? La concurrence se fait entre pays européens avec des conséquences très négatives. C’est un paradoxe. L’UE doit poser des principes pour l’éviter et favoriser au contraire une coopération et une complémentarité des économies au sein de l’espace européen.

Pour T. Händel, la lutte syndicale consiste actuellement à imposer plus de cogestion pour les salariés intérimaires. 70% des intérimaires résidant en Bavière travaillent chez BMW qui parvient à faire face à la guerre dans l’automobile grâce à des charges sociales moindres permises par l’emploi à statut précaire.

Le personnel est de plus en plus marginalisé même si le taux d’organisation dans les syndicats est encore fort. La position des syndicats doit être renforcée.

La compétitivité en Europe ne doit pas se faire au détriment de pays de l’UE. L’Allemagne ne peut constamment être l’unique gagnante d’une compétition qui laisserait derrière 18 pays. Un équilibre doit s’instaurer notamment au niveau des balances commerciales. Dans l’UE, un pays ne peut décider de déverser ses produits à bas coût chez un de ses voisins uniquement dans le but d’améliorer sa balance commerciale. Ce sont les fondements de la solidarité et de la coopération qu’il faut revoir en Europe. La gauche n’a pas encore fait ce travail d’anticipation.

Discussion

La cible semble bien être les modèles sociaux en Europe visés depuis la promotion de ce qu’on a appelé la Flex sécurité, venue du Danemark. Les pays nordiques connaissent maintenant la crise. Elle est en partie le résultat de cette politique du travail qui tire les salariés vers le bas de l’échelle sociale. Les opportunités de formation payées à 90% du salaire sont attaquées.

La transition énergétique en Allemagne semble être engagée. En France, on affirme qu’elle devrait permettre la création de nombreux emplois de type nouveau. Qu’en est-il en Allemagne ? Il manque une politique européenne cohérente de l’énergie.

Le développement de l’éolien constitue en effet un secteur d’avenir. Mais la politique énergétique de l’Allemagne fait aussi apparaître des contradictions, selon T. Händel. Depuis 6 ans, le gouvernement allemand bloque la construction d’un câble électrique vers la Norvège, qui pourrait permettre de fermer 60 centrales électriques en Allemagne. Le défi est considérable. Fukushima a changé la donne et les syndicats le prennent en compte. Mais des efforts restent à faire pour définir les emplois à créer, et les évolutions possibles.

80% des échanges de l’Allemagne sont intra-européens. Si d’autres pays mettent en place la même politique du travail que l’Allemagne, cela jouera en sa défaveur.

L’Allemagne affronte un problème lié à sa démographie. La faible natalité s’expliquerait par l’absence de dispositif pour la garde des enfants, contrairement à ce qui existe encore en France. La compétitivité et la rigueur trouvent ici leurs limites.

L’Allemagne avait un mode de gestion des entreprises différent fondé sur la cogestion et la formation. L’accent n’était pas mis sur la compétitivité salariale mais sur les compétences et l’entraide, l’innovation.

En Allemagne, un enfant sur 10 vit sous le seuil de pauvreté. On y compte 2 fois plus de millionnaires qu’en France et en Grande Bretagne. C’est pourtant bien ce « modèle » qui favorise l’accaparement des richesses conte une répartition égalitaire, qui est souhaité pour l’Europe.

En France, la négociation proposée par Sarkozy met de côté les syndicats au profit d’une relation directe entre employés et employeurs concernant les salaires.

L’écart de 5 a 12 euros de l’heure pour un travail à compétence égale est dénoncé par les syndicats allemands et la DGB qui revendique l’instauration d’un SMIC horaire à 8,50 euros minimum.

Pour F. Imbrecht, les syndicats sont confrontés à une crise politique et à celle de la social-démocratie dont ils sont historiquement proches. En Grande Bretagne les liens sont également étroits, puisque ce sont les syndicats qui ont créé le parti travailliste. En 2005, ce fut la première fois que les syndicats ne donnèrent pas de consigne de vote. Il y a en effet besoin d’une autonomie syndicale sur le plan politique.

La crise de la social-démocratie est aussi celle de l’économie sociale de marché, telle qu’elle se met en place dans le compromis de l’après-guerre. La grande question posée aux forces syndicales et de gauche est celle du dépassement de cette crise par la définition d’un nouveau compromis.

Pour T. Händel, le lien entre les syndicats et le SPD, qui les convoite à nouveau, s’est très nettement relâché après l’agenda 2010. Le syndicalisme doit forger un nouveau compromis qui n’ait pas pour unique préoccupation sa survie propre, mais en proposant des solutions à la crise et ses conséquences.

Depuis deux semaines, un livre blanc en circulation au Parlement, recommande d’augmenter l’âge de la retraite à 70 ans, conformément à l’évolution démographique. Il préconise également la généralisation des systèmes privés d’assurance.

En Hongrie, en Italie et dans d’autres pays européens, des attaques massives sont organisées contre le droit de grève et les droits syndicaux. Un projet de directive européenne contre le droit de grève qui visera à le restreindre en cas de conflit social, est en préparation.

Les syndicats et la gauche doivent agir en amont pour des luttes sociales transfrontalières. En Espagne, le pouvoir politique tente de discipliner les syndicats. Eurostat est devenu un juge des peines pointant du doigt les déficits, désignant les modèles à suivre.

Le mouvement social du 29 février lancé par la Confédération européenne des syndicats, qui rassemble 30 pays, est une étape importante et inédite dans le passage de mobilisations nationales -dans des Etats où les situations sont toutes spécifiques-, à des mobilisations de dimension européenne. La CES réunit 36 pays et 82 organisations syndicales, aux orientations différentes, qui convergent désormais sur la nécessité de protéger les acquis sociaux et syndicaux face aux politiques d’austérité, et directement attaqués par le pacte europlus et le traité de discipline budgétaire.

En France, la Fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT fait le constat de nouvelles difficultés pour le travail syndical lorsque les militants entrent dans les IRP (instances représentatives du personnel). Les salariés sont alors en discussion directe avec les employeurs. L’enjeu est de recréer une dynamique syndicale collective.

La précarisation du marché du travail se manifeste par le recours massif aux stagiaires, souvent sur-diplômés, payés entre 300 et 648 euros. En 2006, on comptait 800 000 stagiaires en France ; avec la crise, leur nombre est passé à 4 millions. Ils se substituent à l’embauche en cas d’emplois non remplacés et de licenciement. Leur flexibilité plus grande les place en dehors des organisations syndicales pour lesquelles leur intégration au combat syndical représente un nouveau défi, tout comme l’activité en direction des chômeurs et des précaires qui sont des catégories en augmentation. Les syndicats ne doivent pas s’enfermer dans des formes anciennes de mobilisation et s’adapter aux revendications des citoyens qui partent de leur situation propre.

Les élus et partis politiques doivent épauler les stratégies syndicales et être des relais des informations qu’ils produisent.

Le traité de Lisbonne prétend imposer la modération salariale. Avec le pacte europlus, c’est la négociation collective qui est visée. Selon un des articles, elle relèvera de la décision politique. La raison d’être-même des syndicats est en question à travers le passage à des négociations sur les salaires non plus par branche mais directement au niveau européen. C’est un enjeu démocratique pour les forces sociales et politiques, au cœur de la mobilisation européenne du 29 février et du vote du traité de discipline budgétaire. Les acteurs politiques sont en première ligne pour contrer ces projets puisqu’ils en décident les applications concrètes.

L’objectif de constitutionnaliser l’austérité s’il est atteint devrait empêcher toute politique de relance, de l’éducation par exemple. L’autonomie syndicale de la négociation est remise en cause.

En Allemagne et au Danemark le rapport de force tient au nombre d’adhérents (10 millions en Allemagne). En France, où les salariés syndiqués sont 2 millions, les moyens d’action sont différents : le syndicalisme ne peut avoir de modèle, mais il peut se nourrir des atouts de chaque situation nationale pour fonder un syndicalisme européen apte à créer les conditions d’une unité dans les combats essentiels, comme celui des retraites. En France, les mobilisations sur les retraites ont échoué en raison du frein que constitue le faible nombre d’adhérents et qu’il faut donc dépasser.

En s’opposant pour la première fois à un traité d’ampleur, la CES démontre, non pas sa radicalisation, mais l’ampleur de l’analyse que les syndicats font de la situation en Europe, notamment au niveau de la négociation salariale. Dans les pays nordiques, la suppression de la négociation par branche signifie la mort des syndicats et pose de façon fondamentale et à l’échelle européenne la question de la place des syndicats dans les entreprises et dans les sociétés.

Les enjeux ne se posent pas seulement en termes de solidarité, mais aussi au niveau de la nature de la construction européenne dans ses dimensions politiques. Le débat n’est pas de se positionner pour ou contre l’Europe, mais de construire des réponses politiques qui se situent au niveau des centres de décision, qui se déplacent des nations vers l’Europe et se déclinent dans différentes structures. Le parlement européen fait partie des lieux de pouvoir, où des élus font des choix sur lesquels il faut peser. L’action continue en direction des élus européens doit devenir un réflexe surtout que le traité de Lisbonne accorde au parlement des pouvoirs renforcés. La directive Bolkestein a été bloquée par le parlement européen. C’est un point d’appui.

Désormais, les évolutions ne peuvent plus être compensées dans une union monétaire. On ne peut demander aux Allemands de travailler moins ou moins bien. Par conséquent, il faut répondre aux enjeux suivants :

  • Que faire des excédents commerciaux et des produits ? quelle coopération mettre en place contre une compétitivité à la charge des autres, et pour ouvrir des perspectives à des pays en situation d’asphyxie comme la Grèce ?
  • S’en prendre enfin aux marchés financiers pour punir les responsables plutôt que les victimes.
  • Travailler en Europe dans la solidarité ou en concurrence ? la première option suppose de refuser qu’une population toute entière soit punie dans des proportions quine seraient jamais admises en France.
  • Comment recréer l’unité : ce n’est pas seulement possible par le truchement du parlement, et des grèves, il faut unir les forces et les familles politiques.
  • Contre les restrictions massives du droit de grève, comme en Italie, il faut une réaction forte de la CES et le lancement d’une campagne européenne.
  • Le dossier des retraites obligent à ne plus accepter aucune concession et à réagir. L’enjeu n’est donc pas de promouvoir un modèle, qu’il soit allemand ou inspiré d’un autre pays, mais de concevoir une politique à l’échelle européenne qui garantisse la coopération entre pays, un travail et des salaires décents, en collaboration avec les syndicats. La construction de l’Europe est en question.

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