Les axes de travail du séminaire
Sans énergie, les droits les plus élémentaires que sont l’éducation, la santé, le travail, ne peuvent pas être assurés. C’est la condition du droit au développement et à la vie digne des peuples.
Or, force est de constater que nous atteignons une limite dans l’équilibre entre l’Homme et son environnement. Les impacts écologiques et climatiques de notre consomation énergétique dviennent irréversibles et des ressources naturelles comme le pétrole ou le gaz s’épuisent.
Pour à la fois survivre et répondre à ses besoins, l’humanité doit trouver "autre chose".
La recherche scientifique doit dans ce cadre occuper une place prépondérante : pour diminuer les pertes énormes dues au transport et au stockage de l’énergie, pour développer de nouveaux vecteurs de transmission, pour une énergie nucléaire prenant en compte le cycle des combustibles et la gestion des déchets, pour développer les énergies éoliennes et photovoltaïques.
Si l’énergie est un droit, il semble naturel qu’elle soit gérée en servce public. En s’appuyant sur l’idée grandissante en europe d’une politique énergétique commune, une réflexion pourrait s’engager autour de axes :
- indépendance énergétique
- respect des engagements de Kyoto
- droit à l’énergie
- droit des salariés
Mais si les résultats des déréglementations aux Etats-Unis ou en Angleterre comme dans les pays du Sud renforcent ce sentiment, on ne peut faire l’économie d’une réelle réévaluation des services publics, leur rénoation leur démocratisation et leur humanisation.
Pour faire face à l’urgence des évolutions climatique, ilest maintenant prouvé qu’il faut combattre les gaz à effet de serre. Les énergies renouvelables n’étant pas dans l’immédiat au niveau des exigences de consomation, le nucléaire est incontournable. Cela soulève au moins deux questions urgentes :
- La sécurité. Cela passe par la transparence de l’information et l’écoute des citoyens, un haut niveau de qualification des salariés et le refus de la précarité de l’emploi.
- Le retraitement de déchets. En particulier avec le programme EPR et les réacteurs de 4è génération.
Mais les changements structurels de nos modes de production prendront du temps. La disparition de ressources énergétiques au niveau planétaire pose de façon accrue des questions de coopération :
- pour des prix politiques des hydrocarbures, stables et acceptables par tous
- pour des transferts de compétences qui permettent une certaine stabilité des pays producteurs
Les questions d’aménagement des territoires revêtent elles aussi une grande importance dans ce débat : réduire les longueur de transport entre lieu de vie, de loisir et de travail, développer les transports collectifs, utiliser mieux le ferroutage et les voies navigables ppour le fret, amplifier les programmes d’économie d’énergie notamment en termes d’isolation thermiques des habitations.
Enfin, il convient de se souvenir que deux milliards d’êtres humains n’ont accès qu’au bois de chauffe pour toute énergie, et qu’il faut absolument dépasser le cadre des rapports établis par l’inégalité des richesses sous peine de condamner le tiers de la planète à la décroissance.
Notre séminaire se propose d’appréhender ces problèmatiques, de poser clairement les termes du débat nécessaire, d’en éclairer les enjeux.
