La prospective du présent pour accompagner le mouvement de la société

Le 17 février, avec Edith Heurgon, responsable de la mission prospective de la RATP et directrice du centre de colloques de Cerisy-la-Salle.
Nous sommes aujourd’hui bien loin des trente glorieuses qui virent naître la prospective, cette science portant sur l’évolution future de la société, et où elle prit son essor. A cette époque, il semblait simple de travailler sur la prévision de l’avenir. Il suffisait, pour l’essentiel, d’extrapoler l’existant à partir de tendances qu’on pensait durablement établies.
Aujourd’hui, la nécessité de réfléchir l’avenir pour aider à la décision publique est plus que jamais nécessaire, mais les choses sont devenues plus complexes.
On ne peut plus se contenter d’une prospective qui prétende apporter des solutions élaborées par quelques uns qui « savent », comme il y a trente ans. De nos jours, dans un contexte de distanciation entre ce qu’il est convenu d’appeler « la société civile » et « le politique », l’Etat, il convient de mettre sur pied ce qu’Edith Heurgon appelle « la prospective du présent ». Une prospective qui, non seulement essaye d’anticiper, mais cherche dans le présent les transformations déjà à l’ ?uvre. Une prospective enfin qui ne se contente pas de dire et d’attendre, mais qui accompagne le mouvement, le changement, dans une sorte de débat permanent.
Edith Heurgon est responsable de la mission prospective de la RATP et directrice du centre de colloques de Cerisy-la-Salle.
Cette rencontre, qui se déroulera à Paris, est ouverte au public. Le nombre de places étant très limité, il est indispensable de s’inscrire. Pour ce faire, écrivez à fondation@gabrielperi.fr.

