La maternelle : dernier soupir ou nouveau souffle ?

par Élisabeth Bautier

Chercheure en Sciences de l’éducation à l’Université Paris 8, laboratoire CIRCEFT-ESCOL.

Christophe Joigneaux

Chercheur en Sciences de l’éducation à l’Université Paris 8, laboratoire CIRCEFT-ESCOL.

Christine Passerieux

Christine Passerieux, conseillère pédagogique, secrétaire du Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN).

6 avril 2010

Séance du 6 avril 2010 avec Élisabeth Bautier, Christophe Joigneaux (Chercheurs en Sciences de l’éducation à l’Université Paris 8, laboratoire CIRCEFT-ESCOL) et Christine Passerieux (GFEN).
Auteurs des ouvrages : Apprendre à l’école. Apprendre l’école - Des risques de construction d’inégalités dès la maternelle, Bautier E. et al., Chronique sociale, 2009 ; La maternelle : première école, premiers apprentissages, Passerieux Ch., Chronique sociale, 2009.


Les ministères concernés par la petite enfance cultivent des discours « contradictoires » sur l’école maternelle : maillon indispensable dans la scolarité des enfants (cf les programmes) elle est par ailleurs vouée à une seule de ses missions, un mode de garde et de socialisation parmi d’autres. Les raisons invoquées sont la nécessité pour le petit enfant de s’épanouir dans le cercle familial, dans le respect de ses rythmes naturels (?), qui seraient antinomiques avec une école trop scolaire (?).

Ces positions évacuent aussi bien la question de la préparation intellectuelle à l’école élémentaire que celle de la spécificité du développement permis par l’apprentissage de savoirs. Pour autant, l’école maternelle, pas plus qu’aucun autre degré du système éducatif, n’est à l’abri des contradictions qui la traversent. Elle permet des apprentissages et elle participe aux inégalités, car tous les enfants ne sont pas « spontanément » en connivence avec les cultures scolaires et savantes ; d’où l’utilité d’identifier les chantiers pour la transformer dans une visée progressiste plutôt que de la faire disparaitre.

Les vidéos de cette séance sont en cours de montage.