Les politiques économiques de la gauche en France (1936-2002). Portée et limites

« les syndicats et le mouvement social face au Programme commun de la gauche »

Intervenants : Gérard Alezard, Guy Groux, René Mouriaux

Jeudi 16 septembre 2010, 17h30-20h 
Maison des Sciences de l’Homme, 
54 Bd Raspail, Paris 6e 
4e étage, au fond du couloir, salle 445 bis


Séminaire sous la direction de Jean Lojkine.

Les politiques de la gauche (des gauches ?) ont presque uniquement été étudiées sous l’angle du social, très rarement sous l’angle économique. Comme si les politiques économiques devaient être l’apanage de la Droite. Comme si les échecs économiques de la gauche devaient sceller la fin du « rêve » socialiste et la mort de l’identité même de la gauche.

Pourquoi les programmes de transformation sociale comme ceux issus du Front populaire, puis du PCG - programme commun de gouvernement - (1972-1980) n’ont-ils pas abouti ? Pourquoi les objectifs initiaux de planification, de création de nouvelles filières industrielles, via les nationalisations massives de 1981, de relance de la croissance, n’ont-ils pas abouti ? Pourquoi cette conversion culturelle des principaux dirigeants du PS et de la haute fonction publique1 aux grands principes du néo-libéralisme (désinflation compétitive, politiques d’austérité, flexibilisation du marché du travail) ? Pourquoi les ambitions de démocratisation de l’économie maintes fois affichées n’ont- elles pas été suivies d’effets durables ? Pourquoi les stratégies patronales n’ont-elles pas été mises en échec ?

L’objectif de ce séminaire est d’analyser à la fois les contenus de ces politiques économiques, mises à l’épreuve quand la gauche est au pouvoir ou proposées comme alternatives quand la gauche est dans l’opposition, et les types de relations qui se nouent entre les trois grands acteurs de la gauche française : les partis politiques de gauche, les syndicats et les mouvements sociaux pris dans toute leur autonomie (notamment 1936, 1945-46, 1968, 1995). Depuis l’implication profonde dans un projet politique comme l’implication de la CGT dans le Front populaire ou le PCG de 1972 à 1978, jusqu’aux « relations distantes » des syndicats par rapport aux partis de gouvernement comme en 1936… et maintenant (depuis les années 1990).

Comité de travail : Gérard Alezard, Bernard Frédérick, Guy Groux, Jean Lojkine, Michel Margairaz, René Mouriaux

Premier séminaire préparatoire : « Peut-on unifier la période 1936-1947 ? » 
Samedi 20 Mars 2010, 9h30-13h, MSH.

Hypothèse : 1936 ouvrirait une séquence entre des formes de régulation et des formes de mobilisation qui se sont imposées à tous les acteurs. Portée de ce qui a été fait pour les acteurs de la période comme pour les forces de gauche actuelle ? Jusqu’à quand fonctionne le « modèle » 36 pour les acteurs politiques comme pour les acteurs sociaux ?

  • Michel Margairaz et Danielle Tartakowsky 
  • Claire Andrieu : le rôle intermédiateur du CNR, entre 36 et 44-47 
  • René Mouriaux : Les relations entre les syndicats, les mouvements sociaux et les partis politiques durant la période.

Deuxième séminaire préparatoire : 1960-1972 : retour au modèle du Front populaire ou nouvelle logique politique et économique ? La construction du programme commun de gouvernement. Mouvements sociaux (1968), acteurs syndicaux et acteurs politiques. 
11 mai 2010, 17h30-20h, CEVIPOF, 98 rue de l’université, Paris VI (métro Solferino)

  • Michel Margairaz : Le PS et la marche vers le PCG
  • Jean Lojkine : De la théorie du CME à l’élaboration d’une politique économique alternative. Une nouvelle stratégie du PCF ? (un « gradualisme révolutionnaire » ?)
  • Gérard Alezard : La CGT et la construction du PCG
  • Frank Georgi : La CFDT, l’autogestion et la construction du PCG.

Troisième séminaire préparatoire : Heurs et malheurs du PCG (1972-1984) 
lundi 21 juin 2010, 17h30 – 20h00 à la MSH, 54 Bd Raspail, 75006 Paris, salle 214, 2me étage

Le débat était introduit par un exposé de Philippe Herzog sur la politique économique du PCF et le rôle de la section économique dans les années du Programme commun.


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