1934-1936, un moment antifasciste

Rencontre autour du livre 1934-1936, un moment antifasciste (Éditions la ville brûle) avec les auteurs Thierry Hohl, docteur en histoire, et Vincent Chambarlhac, maître de conférences à l’université de Bourgogne.
Avec la participation de Serge Wolikow (professeur émérite, Histoire contemporaine, Dijon ; président du Conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri) et Jean-Numa Ducange (MCF, Histoire contemporaine, Rouen).

Mardi 1er avril 2014, à 19h  à l'Hôtel Mercure Paris-Porte de Pantin

Les vidéos sont en ligne. Voir ici>>

Présentation

En France, la manifestation du 6 février 1934, à l’initiative notamment de l’extrême droite, fut ressentie par les contemporains comme une menace fasciste, prélude à un sort analogue aux situations de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie. La contre-manifestation antifasciste du 12 février 1934 augure alors d’une dynamique unitaire des gauches, dont la victoire du Front populaire constitue l’aboutissement.

Revenir sur ce moment antifasciste, en donnant la parole aux acteurs comme aux historiens, constitue le propos de ce court essai. Il ne s’agit pas ici de proposer une nouvelle interprétation du Front populaire, mais de s’attacher à l’antifascisme et ses virtualités en France au mitan des années Trente pour retrouver la bigarrure des engagements antifascistes, ainsi que leurs promesses démocratiques et révolutionnaires.

Thierry Hohl, docteur en histoire, et Vincent Chambarlhac, maître de conférences à l’université de Bourgogne sont chercheurs au Centre Georges Chevrier (université de Bourgogne). Tous deux ont notamment co-dirigé une Histoire documentaire du parti socialiste pour les Éditions universitaires dijonnaises.

« L’antifascisme est un objet historique et politique étrange. Il échappe à toute définition évidente, tant il dépend de son double, de son antonyme, le fascisme lui-même, peu enclin à se laisser enfermer dans des catégories simples.
Du fascisme à l’antifascisme circulent des mots – nationalisme, populisme – qui délimitent et décrivent, sans réellement parvenir à imposer de grille de lecture définitive. Ce constat est le point de départ d’une réflexion entamée sous les auspices de la montée du Front national et des réactions de ses adversaires, réactions qu’eux-mêmes nomment « antifascisme ».
Si notre propos n’est pas l’actualité, il s’en nourrit. Il s’agit en effet ici de revenir sur la première expérience de l’antifascisme de masse pour mieux en comprendre les potentialités et les difficultés. »

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