Dictateurs en sursis. Une voie démocratique pour le monde arabe

Rencontre avec Vincent Geisser, chercheur, qui présentera le livre co-écrit avec Moncef Marzouki : « Dictateurs en sursis. Une voie démocratique pour le monde arabe ».

La soirée sera animée par Bernard Stéphan, directeur des Éditions de l’Atelier

Mercredi 23 mars, 19h-21h
Fondation Gabriel Péri
11 rue Étienne Marcel (Pantin, 93)
métro Hoche

Entrée libre. Le nombre de place étant limité, merci de vous inscrire par mail à l’adresse inscription@gabrielperi.fr

« Contrairement aux adultes, on recense très peu de jeunes qui adhèrent aux structures et organisations contrôlées par le parti au pouvoir. L’un des échecs majeurs de ces régimes autoritaires arabes est qu’ils n’ont plus aucune emprise sur la jeunesse. »
extrait de « Dictateurs en sursis. Une voie démocratique pour le monde arabe ».

A contre-courant des idées reçues qui ont souvent considéré les États autoritaires de la région comme des régimes « stables » et « modérés », l’auteur dresse, dans cet ouvrage paru en 2009, un bilan réaliste des dictatures arabes, prévoyant avant tout le monde leur chute imminente. Car, comme le montre Moncef Marzouki, la peur a désormais changé de camp. Les nouvelles générations arabes, que les observateurs occidentaux ont trop longtemps perçus comme apolitiques et totalement soumises au régime, n’hésitent plus désormais à affronter les régimes dictatoriaux. Ils se sont emparés des nouvelles technologies de la communication tels que Facebook, Twitter ou les MMS, partant à l’assaut des dictateurs affairistes et corrompus.

Écrit en 2009, cet ouvrage au titre prémonitoire, et à l’analyse visionnaire, donne les clefs indispensables pour comprendre l’effet domino et le vent démocratique qui gagnent aujourd’hui l’ensemble de la région arabe. A partir de la Tunisie, point de départ, ce livre donne les critères pour interpréter aujourd’hui les événements en cours en Égypte, Iran. Il fournit des éléments d’interprétation durables.

Vincent Geisser, est chercheur à l’Institut d’études et de recherches sur le monde arabe et musulman (IREMAM-CNRS) et préside le Centre d’études et d’information sur les migrations internationales (CIEMI, Paris) depuis avril 2005. Il est directeur de publication de la revue Migrations Société. Outre une trentaine d’articles scientifiques, il est l’auteur de nombreux ouvrages (dont Nous sommes Français et Musulmans !, Le syndrome autoritaire. Politique en Tunisie de Bourguiba à Ben Ali (en collaboration avec Michel Camau, Presses de sciences po, 2003). Ses domaines des spécialité sont : les systèmes politiques au Maghreb ; la question de l’insertion des diplômés maghrébins en France et dans leur pays (Algérie, Maroc et Tunisie) ; les questions relatives à l’islam en France et en Europe, les rapports intercommunautaires (Juifs/Musulmans) au sein de la société française, les relations turco-arabes dans les années 2000.

Moncef Marzouki est médecin. Président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme de 1989 a 1993. En 1994, il s’est présenté aux élections présidentielles en Tunisie. Emprisonné, chassé de la faculté de médecine de Sousse, il a été contraint à l’exil. Il résida en France depuis 2001, mais est rentré le 18 janvier 2011 en Tunisie après la chute de Ben Ali. Il est aujourd’hui candidat déclaré du Parti pour le Congrès pour les élections présidentielles tunisiennes.


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