Les États-Unis entre le mouvement Occupy Wall Street et une droite républicaine radicalisée

Rencontre avec :

  • Mark Kesselman, professeur émérite de science politique à l’université Columbia de New York (États-Unis),
  • Philip Golub, professeur de relations internationales et d’économie politique à l’Université de Paris 8 et à l’American University de Paris, auteur de Une autre histoire de la puissance américaine (Seuil, novembre 2011).

Attention, changement d’horaire :
Mardi 31 janvier 2012, 18h30
Fondation Gabriel Péri
11, rue Étienne Marcel à Pantin (93)
métro Hoche.

Entrée libre. Le nombre de places étant limité, il est recommandé de s’inscrire par mail à l’adresse : inscription@gabrielperi.fr

A New York, le 17 septembre 2011, plusieurs centaines d’Américains ont investi Liberty square dans le quartier de la finance de Manhattan pour mettre en cause les pouvoirs démesurés des banques et des multinationales. Le 15 novembre, après deux mois d’occupation, les militants ont affronté la répression policière faisant plusieurs centaines d’arrestations lors de la brutale éviction de Zuccotti Park, où s’était organisé un village de tentes, accueillant conférences d’éducation populaire et assemblées générales.

Plus d’un millier de villes ont été gagnés par les mobilisations : Los Angeles, Chicago, Oakland, Saint-Louis, Milwaukee, Portland, etc. A l’initiative de jeunes, ce mouvement décentralisé a rassemblé des chômeurs, des retraités, des syndicalistes, des enseignants, les classes populaires et la classe moyenne.

Le mouvement Occupy Wall Street (OWS) s’inscrit dans le droit fil des indignés d’Espagne, de Grèce et d’Italie. Inspiré des révolutions égyptiennes et tunisiennes, il trouve aussi ses racines dans le mécontentement social exprimé aux États-Unis depuis la crise de 2008 contre les banques, les expulsions, et les coupes budgétaires dans les dépenses publiques, dont l’État du Wisconsin fut dès le début 2011 l’épicentre.

Avec le slogan « ils sont les 1% » - les plus riches dictant les règles de l’économie mondiale-, « nous sommes les 99% », OWS replace les inégalités, la concentration des richesses, la responsabilité du système financier, la corruption des politiques, au cœur du débat public.

Mais le mouvement OWS est aussi né dans une Amérique traversée depuis 2008 par la percée des ultra-conservateurs du Tea Party, devenu le mouvement le plus influent au sein du parti républicain. Les primaires républicaines sont toutefois un puissant révélateur de leur diversité, de leur manque d’unité et de l’incompétence de leurs représentants qui ont multiplié les contre-performances dans les débats. Reste en lice les candidats d’une droite néoconservatrice aux valeurs religieuses évangéliques très affirmées.

Dans ce contexte, comment envisager les mois qui viennent et les élections présidentielles de novembre prochain ? Quelles sont les chances pour B. Obama d’être réélu et les nouveaux défis posés à la gauche américaine ? Mark Kesselman et Philip Golub proposeront leur analyse de la situation.


Fondation Gabriel Péri - Tour Essor, 14 rue Scandicci, 93500 Pantin - France / T +33 (0)1 41 83 88 50 - F +33 (0)1 41 83 88 59 - e-mail : fondation@gabrielperi.fr